Folgen

  • Les autruches partagent avec les girafes un cou plus long que celui de la plupart des autres animaux. Mais à quoi peut-il bien leur servir ?

    Nombre d'hypothèses ont été émises au sujet du long cou des autruches et des girafes. Ainsi, il serait très pratique pour la recherche de nourriture. On sait qu'il permet aux girafes de grignoter les feuilles haut perchées des arbres.

    Du haut de ce long cou, ces animaux surveillent plus facilement les environs et repèrent plus vite d'éventuels prédateurs. Cet organe accentuerait aussi les cris des autruches mâles en train de courtiser les femelles.

    ...Et plus originales

    De nouvelles recherches permettent d'entrevoir d'autres causes à l'existence de ce long cou. En effet, pour certains chercheurs, le cou des autruches leur permettrait de réguler la température de leur tête.

    Ainsi, ce cou si long isolerait mieux la tête et lui permettrait de rester plus fraîche, notamment en cas de fortes chaleurs. En somme, ce cou jouerait un peu le rôle de climatiseur.

    En examinant les ossements d'anciennes espèces de girafes, des scientifiques ont noté, de leur côté, l'extrême robustesse des vertèbres cervicales. Ils en ont conclu que ces cous très solides pouvaient servir d'armes dans les affrontements que, durant la parade nuptiale, se livrent les mâles.

    Le cou dans le sable ?

    Ce grand cou, les autruches l'enfouiraient dans le sol quand elles se sentent en danger. Cette curieuse pratique vaut à ces volatiles une réputation de bêtise, mêlée de couardise.

    En fait, elle n'est pas justifiée. Les autruches ne se cachent pas la tête dans le sable. Il s'agit d'une idée reçue. On la devrait à l'écrivain et naturaliste Pline l'Ancien, qui vécut au Ier siècle de notre ère.

    Cette affirmation, bien d'autres auteurs la répétèrent après lui. Mais personne ne prit la peine de venir sur place, pour constater la chose "de visu". Alors, non, les autruches ne mettent pas la tête dans le sable, ce qui les empêcherait de respirer.

    Loin d'être stupide, cet animal sait même utiliser les mirages, courants dans les déserts où il vit, pour se protéger des prédateurs.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Si la bibliothèque d'Alexandrie conserve, aujourd'hui encore, une réputation aussi flatteuse, c'est qu'elle fut, dès l'Antiquité, la plus prestigieuse de son époque. Elle est construite en 288 avant J.-C.

    Très rapidement, elle devient la bibliothèque contenant le plus de livres, ou plutôt de rouleaux. À son époque la plus glorieuse, elle en possédait environ 700.000. Sous le règne de Ptolémée II, au IIIe siècle avant J.-C, on invite les savants, les souverains ou les nobles à envoyer à Alexandrie le plus de livres possible.

    Par ailleurs, les bateaux en escale devaient fournir les livres se trouvant à bord. Recopiés et traduits, ils regagnaient les "rayons" de la bibliothèque. On rendait ensuite les originaux, ou plus souvent les copies, à leurs propriétaires.

    C'était en somme l'ancêtre du dépôt légal. Si la bibliothèque était probablement située vers le Grand Port d'Alexandrie, on ne connaît pas son emplacement exact.

    Les rouleaux et papyrus étaient placés dans des sortes de niches. Les lecteurs les lisaient à haute voix en se promenant sous un portique ou dans les jardins de la bibliothèque.

    Pour assurer la primauté de la bibliothèque d'Alexandrie, les rois égyptiens interdisent, à plusieurs reprises, de faire sortir les papyrus du pays.

    L'incendie de la bibliothèque par Jules César, en 48 avant J.-C., n'est qu'une des hypothèses évoquées pour expliquer sa destruction.

    Le Mouseion, inséparable de la bibliothèque

    La bibliothèque d'Alexandrie est inséparable du Mouseion, dont elle faisait partie. C'est un grand centre culturel, construit vers 290 avant notre ère. Il accueille les penseurs les plus prestigieux du monde d'alors.

    Des savants comme Euclide, Archimède ou Aristharque de Samos y faisaient des recherches, nourries des innombrables manusvrits de la bibliothèque. C'était également un actif centre de traduction.

    De nombreuses œuvres sont ainsi passées à la postérité, par le truchement du grec. C'est là, notamment, que la Bible hébraïque fut traduite en grec, donnant ainsi naissance à la Septante, longtemps utilisée par l'Église catholique.

    La bibliothèque et le Mouseion font d'Alexandrie la capitale intellectuelle du monde méditerranéen et l'un des phares du monde antique.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Fehlende Folgen?

    Hier klicken, um den Feed zu aktualisieren.

  • Marie van Brittan est infirmière. Elle vit dans un quartier de New York où la violence et le banditisme ne sont pas rares. Les femmes y sont souvent agressées.

    Et elle se sent d'autant moins en sécurité que, du fait de son métier, elle rentre souvent chez elle à des heures tardives. Par ailleurs, le travail de son mari l'éloigne souvent du domicile conjugal.

    Marie van Brittan ne supporte plus d'être réveillée au moindre bruit et de vivre dans la peur. Aidée par un mari électronicien, elle met alors au point uin système de surveillance inédit.

    Il se compose de plusieurs judas, installés sur sa porte. Glissant sur un rail, une caméra intérieure dévoile aux occupants de la maison ce qui se passe dehors.

    Mais ce n'est pas tout. L'image ainsi recueillie, selon plusieurs angles de vue, est transmise à des écrans répartis dans la maison. Des micros permettent même à l'infirmière de parler à ses visiteurs.

    Cette Newyorkaise astucieuse vient d'inventer, en somme, les premiers spécimens de ce qu'on appellera plus tard un interphone et un visiophone.

    Une invention qui tardera à s'appliquer

    Le couple travaille à son invention, pour la rendre plus opérationnelle. En 1966, il la soumett à l'organisme chargé de recevoir les brevets. Il faudra attendre trois ans pour que le dispositif obtienne une reconnaissance officielle.

    S'il a reçu cette consécration, c'est que le système a été amélioré sur plusieurs points. Ainsi, un dispositif spécifique permet d'ouvrir la porte d'entrée à distance.

    En pressant un bouton, il est même possible d'alerter la police, dont l'intervention paraît souvent trop lente à l'infirmière. Par ailleurs, les éventuelles conversations, entre les occupants de la maison et leurs visiteurs, seront désormais enregistrées.

    Ce qui peut rendre service aux forces de l'ordre, dans le cadre d'une enquête notamment. La presse rend compte de l'invention et met l'infirmière à l'honneur. Elle reçoit même un prix.

    Mais quand elle meurt, en 1999, ce nouveau dispositif ne s'est pas encore généralisé. Il faudra, pour cela, attendre les progrès amenés par la miniaturisation.


    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Le voyageur empruntant les transports en commun japonais ne peut qu'être intrigué par le comportement du personnel. En effet, il peut être surpris de voir les employés, gantés de blanc, pointer leur doigt vers le quai quand un train entre en gare et en sort.

    Notre voyageur se dit peut-être qu'il veut simplement montrer quelque chose à un collègue. Mais s'il revient le lendemain, et les jours suivants, il constatera que les employés font toujours le même geste.

    En effet, les conducteurs de trains, et les autres employés, ne cessent, durant leur journée de travail, de montrer du doigt tel endroit ou telle partie de la cabine de pilotage.

    Cette méthode de travail, très répandue au Japon, se nomme le "Shisa Kanko". Elle fut mise en place dès le début du XXe siècle.

    Un rituel fait de gestes et de paroles

    À dire vrai, cet étonnant système ne consiste pas seulement à pointer son doigt sur un endroit précis. Il comprend aussi une verbalisation systématique. Ainsi, chaque tâche ne peut s'accomplir sans un geste et une parole précis.

    Prenons un exemple. Si un conducteur de train doit préciser sa vitesse, il va d'abord montrer du doigt le compteur de vitesse. Puis il indique, à haute voix, quelle est la vitesse exacte du train.

    Mais il ne s'arrête pas là. Il pointe à nouveau son doigt vers le compteur, confirme la vitesse et, pour finir, conclut cette séquence en disant "ok", toujours à haute voix.

    Mais quel est le but de cettev étrange méthode ? La réponse est simple : le fait d'associer une tâche à des gestes et des mots stimulerait l'attention et tiendrait l'esprit éveillé.

    Ce qui est bien sûr capital pour des conducteurs de trains. En tous cas, le "Shisa Kanko" a l'air de fonctionner. En effet, d'après une étude des chemins de fer japonais, cette technique réduirait les risques d'erreur de 85 %.

    Les trains japonais sont déjà parmi les plus ponctuels du monde. Mais cette méthode, propre au Japon, les rendrait donc aussi très sûrs pour leurs passagers.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Le 6 janvier 1897, naît à Vichy un singulier nourrisson. Il n'a pas de cerveau et ressemble, de manière frappante, à un singe. La naissance de cet être étrange n'a pas cessé d'intriguer les scientifiques. Sans grands résultats, puisque, à ce jour, le cas de l' "anencéphale de Vichy ", comme on l'appelle, n'est toujours pas élucidé.

    Un étrange nouveau-né

    L'enfant qui voit le jour, ce 6 janvier 1897, à la maternité de Vichy, étonne les médecins à plus d'un titre. En premier lieu, le nouveau-né est complètement dépourvu de cerveau. Son crâne est donc plat.

    Cette « anencéphalie » est une anomalie congénitale très rare, mais les médecins qui aident la jeune mère de 16 ans à accoucher connaissent son existence. Mais ce qui les surprend le plus, c'est l'aspect simiesque du nouveau-né.

    En effet, son apparence évoque, par bien des traits, celle d'un singe. De fait, il a de gros yeux globuleux, de très longs membres, de curieuses oreilles et un thorax semblable à celui d'un singe.

    Par contre, il ne présente pas, comme lui, un gros orteil opposable aux autres doigts de pied. Et ce n'est pas tout. L'enfant est également hermaphrodite, autrement dit il présente des attributs sexuels aussi bien masculins que féminins. Mais cet enfant si singulier ne survit pas et meurt peu de temps après l'accouchement.

    Le résultat d'une hybridation ?

    Ce cas étrange n'a pas été révélé avant 1943. Cette année-là, le docteur Therre, médecin-chef de la maternité de Vichy, le décrit dans un opuscule. Et, bien sûr, il se demande à quoi on peut attribuer l'aspect simiesque de l'enfant.

    Pour le médecin, l'étrange apparence du nourrisson n'est pas due à l'anencéphalie mais à la manière dont la jeune fille qui lui a donné la vie a été fécondée. Or, d'après les renseignements recueillis, celle-ci vivait recluse dans une roulotte.

    Elle ne voyait personne et ne fréquentait que son père et un singe. Or, les examens gynécologique pratiqués sur la mère révèlent que des rapports sexuels avec son père sont peu probables. Il ne resterait donc, comme père putatif, que le singe.

    Or cet animal semblait tellement attaché à la jeune fille qu'il meurt le lendemain de l'accouchement. Le décès est sans doute lié au stress intense provoqué par la séparation.

    Certains médecins ont évoqué l'hypothèse d'une parthénogenèse. Il s'agit d'une reproduction asexuée, dans laquelle l'ovule est fécondé sans intervention de la cellule reproductrice mâle.

    Mais, de nos jours, cette hypothèse est généralement écartée. L'anencéphale de Vichy est-il donc le produit d'une hybridation entre l'homme et l'animal ? Une telle hypothèse n'est plus totalement écartée aujourd'hui....
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Destinée à permettre l'identification d'un véhicule, la plaque d'immatriculation répond, dans sa présentation, à des règles très précises. Même si la marge de manœuvre laissée à l'automobiliste est faible, il est tout de même possible d'en personnaliser certains éléments.

    Ce qu'il n'est pas possible de modifier

    La composition d'une plaque d'immatriculation est fixée par le Système d'immatriculation des véhicules, ou SIV, adopté en 2009. Il précise, avec une grande rigueur, la manière dont la plaque doit se présenter.

    En effet, elle doit comprendre deux lettres, puis un tiret, suivis de trois chiffres, d'un nouveau tiret et de deux nouvelles lettres. Il n'est bien sûr pas possible de modifier les lettres et les chiffres attribués à chaque véhicule.

    Mais un automobiliste ne peut pas non plus changer la couleur et la police de ces lettres. En principe, on doit aussi conserver le fond blanc de la plaque. De même, les dimensions de la plaque sont très précises et ne peuvent pas être modifiées, même d'un centimètre.

    Quant au « F », qui indique le pays de résidence du conducteur, en l'occurrence la France, et au drapeau européen composé d'étoiles, ils s'affichent , sur fond bleu, sur le côté gauche de la plaque.

    L'automobiliste ne peut pas non plus refuser ou modifier ces symboles. Enfin, il faut rappeler que certaines lettres, qui pourraient être confondues avec des chiffres, ne figurent pas, en principe, sur la plaque d'immatriculation. C'est le cas des lettres 0, I et U.

    Par ailleurs, et d'une manière générale, tout ce qui pourrait gêner la lecture de la plaque d'immatriculation est prohibé. Ainsi, il n'est pas possible de coller sur sa plaque un sticker ou un autocollant. Ainsi, vous ne pouvez pas montrer, par ce moyen, votre prédilection pour une marque de voiture ou un club de football.

    La personnalisation de la plaque : une faible marge de manœuvre

    Ces règles très strictes laissent peu de marge de manœuvre aux conducteurs souhaitant
    personnaliser leur plaque d'immatriculation. Il leur reste tout de même certains moyens d'y parvenir.

    Ainsi, depuis 2009, il est possible d'apposer le logo d'une région sur sa plaque d'immatriculation. Ce symbole doit se trouver sur la bande latérale droite de la plaque. Le conducteur est donc libre de choisir ce logo régional.

    En effet, il n'est pas forcément celui de sa région de résidence. Autre élément de personnalisation : le texte inséré sur ce qu'on appelle la « bavette », qui se trouve sous la « partie utile » de la plaque....
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Avant le début du XIXe siècle, aucun tableau ne trônait dans les salles de classe. En effet, l'enseignant faisait son cours sans ce support. Les élèves prenaient des notes sur une petite ardoise.

    C'est cette matière qui est retenue pour fabriquer les premiers tableaux, au début du XIXe siècle. Car les pédagogues finissent par comprendre leur intérêt. Aujourd'hui, on ne s'accorde pas sur leur inventeur. Pour les uns, il s'agirait de James Pillans, un professeur de géographie écossais, qui voulait dessiner des cartes assez grandes pour être vues de tous les élèves.

    Pour les autres, la paternité de cette innovation pédagogique reviendrait à un professeur de mathématiques américain du nom de George Baron. Quoi qu''il en soit, en 1831, le ministre François Guizot conseille d'utiliser ce tableau dans les classes.

    Il se généralise au début de la Troisième République, au moment où l'école primaire devient obligatoire.

    Du noir au vert

    C'est donc l'ardoise qui est retenue pour la fabrication de ces tableaux. Or cette matière est d'une couleur grise, presque noire. C'est pourquoi on parlera rapidement de tableaux "noirs".

    Mais ces tableaux ne sont pas sans défaut. En premier lieu, ils sont difficiles à installer, en raison de leur poids. En outre, l'ardoise est une matière fragile, assez friable, qui se raye facilement et peut même se briser.

    Dans les années 1960, on décide donc de ne plus utiliser l'ardoise. On la remplace par des supports de bois ou de liège. Cette surface est ensuite recouverte d'acier émaillé.

    Ces tableaux sont bien plus solides. L'enseignant ne risque plus de les rayer ou de les casser. Par ailleurs, ils sont plus légers et retiennent moins les traces de craie.

    Mais on ne les laisse pas en l'état. En effet, tous les tableaux de France sont recouverts d'un uniforme revêtement vert mat. Cette couleur a été jugée plus reposante pour les yeux des élèves, surtout quand les tableaux sont éclairés par les néons des salles de classe.

    En somme, il ne s'agit que d'une convention. D'autres couleurs auraient pu être choisies.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour écouter le podcast Affaires criminelles:

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/affaires-criminelles/id1640810213

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/4W6nRWNkr7B95TTt25ywNO?si=23e4eb85bc6440a7

    Deezer:
    https://deezer.com/show/4522937

    Google Podcast:
    https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDcwMDA3NTQ3MTU%3D

    Castbox:
    https://castbox.fm/channel/Affaires-criminelles-id5049360
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • L'apiculteur est obligé de visiter ses ruches de temps à autre, pour en extraire les rayons contenant le miel et s'assurer de la bonne santé des abeilles.

    Mais de telles incursions peuvent être dangereuses. Se sentant agressées par l'intervention de l'apiculteur, les insectes vont se défendre, et protéger leur ruche, en le piquant.

    C'est pour éviter ces piqûres que l'apiculteur enfume la ruche, au moyen d'un outil spécifique, l'enfumoir. Les abeilles oublient alors son agression, croyant que le principal danger menaçant la ruche est celui d'un incendie.

    Elles mangent alors du miel, qui leur apporte de l'énergie, et se rassemblent autour de la reine, dans l'attente d'une possible évacuation de la ruche.

    L'enfumage désarme d'autant mieux l'agressivité des abeilles qu'il brouille les messages chimiques qu'elles ont coutume de s'adresser. Elles perdent alors ce qui fait l'essentiel de leur force, leur capacité à s'organiser, pour faire face ensemble à une agression.

    Un enfumage inoffensif et efficace

    Pour efficace qu'il soit, cet enfumage ne doit pas mettre en danger la vie des abeilles. La fumée sortant de l'enfumoir ne doit donc pas comporter d'éléments toxiques pour les insectes.

    C'est pourquoi cette fumée est obtenue en brulant des végétaux dans l'enfumoir. Il peut s'agir de bois, de fleurs séchées, d'épines de pin ou de feuilles de tabac. Mais on peut aussi brûler du tissu, de vieux chiffons par exemple.

    Il existe même des produits spécifiques, destinés à assurer la combustion. Il s'agit de petits granulés de lavande, qu'on trouve facilement dans le commerce.

    L'usage de tels combustibles permet, en principe, le dégagement d'une fumée froide, qui ne présente pas de danger pour les insectes. Il faut éviter à tout prix la dispersion de cendres chaudes, qui seraient toxiques pour eux.

    Par ailleurs, cette fumée, si elle n'est pas dangereuse, est assez compacte, ce qui brouille encore plus les repères des abeilles. Il faut activer la combustion par de petits coups de soufflet.

    Protégé par cette fumée, l'apiculteur peut tranquillement se livrer à ses activité. Et quand elle se dissipe, les abeilles peuvent reprendre les leurs.

    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Répandu dans le monde entier, le Coca-Cola est l'une des plus célèbres boissons. Son histoire est assez mouvementée. Elle commence par l'invention du "vin Mariani", l'ancêtre de la fameuse boisson.

    Il est né en 1863, un peu par hasard. En effet, pour répondre à une commande, un pharmacien décide de faire infuser des feuilles de coca dans du vin de Bordeaux. Homme d'affaires averti, le pharmacien Angelo Mariani, d'origine corse, s'attribue l'invention de la préparation et la commercialise.

    Le "vin Mariani" rencontre un grand succès. Cette boisson attire l'attention de John Pemberton, un pharmacien américain, qui vit à Atlanta, en Géorgie. Il s'inspire donc de la recette française et propose à ses clients un "vin de cola" nommé "French wine cola".

    Mais la ville d'Atlanta interdisant l'alcool, en 1886, Pemberton le remplace par du sirop de sucre. Cette nouvelle boisson, appelée "Coca-Cola", contient, en plus du sirop, de l'eau gazeuse, des noix de cola et de la cocaïne, qui, à cette époque, n'est nullement interdite en Géorgie.

    Selon les sources, un verre de Coca-Cola contiendrait alors entre 4 et 9 milligrammes de cocaïne.

    La cocaïne retirée de la boisson

    Si le Coca-Cola a bien contenu de la cocaïne, à une certaine époque, ce n'est bien sûr plus le cas aujourd'hui. On pourrait penser que cette drogue a été retirée de la composition de la célèbre boisson pour d'évidentes raisons de santé publique.

    Mais il n'en est rien. En effet, la cocaïne ne sera interdite aux États-Unis, avec d'autres drogues, qu'en 1915. Elle ne sera retirée de la boisson qu'à partir du moment où, vendu en bouteilles, le Coca-Cola, beaucoup moins cher, sera accessible aux classes défavorisées.

    Les Noirs, qui en font partie, sont alors accusés de consommer du Coca-Cola pour profiter des effets de la cocaïne et amplifier leurs instincts meurtriers. C'est sous l'effet de la drogue contenue dans la boisson qu'ils commettraient des viols et des meurtres.

    Face à cette campagne raciste, les dirigeants de Coca-Cola décident, en 1903, de supprimer la cocaïne. À la place, on rajoute du sucre et de la caféine dans la boisson.

    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Certains artistes reconnus ont commencé leur carrière en chantant dans la rue ou les stations de métro. Mais une telle activité ne peut être entreprise sans l'accomplissement préalable de certaines démarches et l'obtention d'autorisations spécifiques.

    Deux autorisations indispensables

    Les chanteurs ou les musiciens de rue doivent solliciter deux sortes d'autorisations. Pour chanter, ils doivent occuper, durant un certain temps, une parcelle de rue ou de place, qui font partie de l'espace public.

    Comme les restaurateurs, qui installent leurs terrasses dans la rue, ils doivent alors solliciter une autorisation d'occupation temporaire de l'espace public, ou AOT.
    Comme son nom l'indique, cette autorisation n'est pas permanente.

    Le chanteur ou le musicien doivent la demander à la Mairie concernée. Pour l'obtenir, ils doivent remplir un formulaire spécifique et décrire leur installation et la manière dont ils entendent occuper le domaine public.

    Par ailleurs, le spectacle proposé par un chanteur de rue est censé attirer un public, qui va stationner sur la chaussée pour écouter l'artiste.

    La législation le concernant est donc assimilée, d'une certaine façon, à celle qui régit les Établissements recevant du public, ou ERP. Le chanteur de rue doit donc, comme le responsable d'un ERP, solliciter une autorisation d'ouverture au
    public.

    Les artistes du métro

    Plus encore que les rues et les places, les couloirs du métro sont considérés par les artistes comme un endroit privilégié pour exercer leur talent. C'est, en effet, l'occasion de se produire devant un public souvent distrait mais toujours renouvelé.

    Mais, là encore, il ne suffit pas d'entrer dans le métro et de s'installer. En effet, la RATP elle-même, qui gère les transports en commun parisiens, a pris les choses en main.

    Deux fois par an, au printemps et à l'automne, elle organise des auditions, qui lui permettent de sélectionner les musiciens et chanteurs qui lui paraissent les plus talentueux.

    Ils reçoivent alors le label « Musiciens du métro », qui représente un véritable sésame dans les milieux musicaux. En 2017, la RATP a même organisé un grand concert à l'Olympia, pour célébrer les 20 ans de cette initiative.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Le droit de bouchon est un usage, pratiqué par certains traiteurs et restaurateurs. Il permet aux consommateurs d'emmener leurs propres bouteilles de vin. En échange, le commerçant encaisse une somme appelée « droit de bouchon ». Si la pratique est ancienne, l'usage est un peu passé de mode, avant de retrouver, de nos jours, la faveur des clients.

    L'origine du droit de bouchon

    La pratique du droit de bouchon remonterait assez loin, puisqu'elle est attestée dès le XVIIIe siècle. On la doit aux traiteurs qui, à cette époque, organisaient les banquets de noce. Comme, le plus souvent, ils étaient aussi marchands de vin, ils fournissaient les bouteilles.

    Mais les clients en amenaient également. Aussi les traiteurs comptaient-ils les bouchons à la fin du repas. Ainsi, ils pouvaient séparer leurs bouteilles de celles que les mariés et leur famille avaient mises sur la table. Ils savaient ainsi combien de bouteilles ces derniers avaient apportées.

    Et ils leur faisaient payer une somme sur chacune d'entre elles. C'était le droit de bouchon. Il compensait le manque à gagner du traiteur, qui vendait moins de bouteilles. Cette somme prenait aussi en compte l'ouverture des bouteilles, le service et le nettoyage des verres.

    Le renouveau d'un usage un peu oublié

    Le droit de bouchon fut peu pratiqué par la suite. Il faut attendre les années 1970 pour assister à sa résurgence. Ce sont les pays anglo-saxons qui l'ont remis à la mode. En effet, des consommateurs anglais ou australiens ont revendiqué le droit d' "amener sa propre bouteille", "bring your own bottle" en anglais, ou BYOB.

    Bien sûr, en échange, les cafetiers ou les restaurateurs prélèvent toujours le traditionnel droit de bouchon. Si celui-ci est à nouveau en vogue dans ces pays, c'est pour diverses raisons.

    Ainsi, les pubs anglais ne servaient souvent que de la bière. Aussi certaines femmes, qui ne l'aimaient guère, et ne pouvaient pas boire de vin dans ces établissements, ont-elles réclamé, et obtenu, le droit d'apporter leurs bouteilles....
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Le blanc est la couleur de la papauté et du Pape au point qu'on n'imagine pas le Souverain Pontife revêtu de vêtements de couleurs différentes. Et pourtant il ne s'est pas toujours habillé en blanc.

    Un usage remontant au XVIe siècle

    Même au milieu d'une foule, la silhouette du Pape est aisément reconnaissable. Et si on ne la confond pas avec ceux qui l'entourent, c'est en raison de la blancheur immaculée de ses vêtements.

    En effet, le Saint-Père arbore une longue soutane blanche. Mais ce n'est pas le seul élément de sa garde-robe à afficher cette couleur. C'est aussi le cas de la calotte dont il se coiffe, de la petite cape dont il recouvre ses épaules et du manteau dont il se couvre en hiver.

    Pourtant les Papes ne se sont pas toujours habillés en blanc. L'usage remonte au Pape Pie V, qui règne de 1566 à 1572. En tant que dominicain, il portait la soutane blanche de son ordre. Il l'a tout simplement conservée en montant sur le trône de saint Pierre.

    Et ses successeurs ont continué à porter cette soutane blanche. Ce qui fait que lorsque le Pape rencontre des dominicains, ils gardent la longue cape noire qui fait aussi partie de leur tenue.

    Ainsi, ils ne peuvent être confondus avec le Souverain Pontife, qui garde l'exclusivité de ce costume.

    Des exceptions cependant

    Il est des circonstances, pourtant, où le costume du Pape n »'est pas entièrement blanc. C'est notamment le cas lorsqu'il préside des cérémonies liturgiques en tant qu'évêque de Rome.

    Dans ce cas, en effet, il peut revêtir un rochet, sorte de surplis violet, qui est la couleur des évêques. Le Pape peut porter, par dessus, une sorte de petit manteau, le camail, lui aussi violet.

    Il porte également un autre surplis, la mosette, de couleur rouge. Par ailleurs, certains Papes, comme Jean XXIII et, plus tard, Benoît XVI, avaient l'habitude de se coiffer, de temps en temps, d'un grand chapeau rouge et d'un bonnet bordé d'hermine, rouge lui aussi, appelé « camauro ».
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf

    Deezer:
    https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9

    Google Podcast:
    https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14

    -------------------------------------------

    Les Français posséderaient environ 20 millions de chiens et de chats en France. C'est dire leur engouement pour ces compagnons à quatre pattes. Mais certains préfèrent avoir chez eux des animaux plus insolites, comme des félins ou même des serpents. Pour autant, peut-on accueillir n'importe quel animal de compagnie ?

    Les nouveaux animaux de compagnie domestiques...

    Pour la plupart des gens, un animal de compagnie c'est un chien ou un chat. Pour peu qu'on n'en retire pas de l'argent, et qu'on les traite bien, on peut en posséder autant qu'on le souhaite.

    Mais certaines personnes adoptent des animaux moins familiers. En effet, environ 5 % des Français auraient chez eux de « nouveaux animaux de compagnie » ou NAC. Au total, il y en aurait près de 4 millions en France.

    Avant d'en acheter un, il est préférable de consulter la liste établie par la
    préfecture. Vous verrez bien si l'animal auquel vous songez y figure. Cette liste classe ces "nouveaux animaux de compagnie" en deux catégories : les nouveaux animaux de compagnie domestiques et ceux qui ne le sont pas.

    Si vous choisissez un animal dans le premier groupe, vous n'avez pas de démarches à faire et aucune autorisation à solliciter. C'est un arrêté du 11 août 2006 qui a établi la liste de ces nouveaux animaux de compagnie domestiques.

    Vous pouvez ainsi adopter, sans problème, un cheval, un cochon d'Inde, une perruche,
    une grenouille ou même un putois. Et la liste contient encore bien d'autres animaux.

    ...Et non domestiques

    Cependant, certains NAC sont considérés comme des nouveaux animaux de compagnie non
    domestiques. Les règles à suivre, à leur égard, sont fixées par l'arrêté du 8 octobre 2018. Et, dans l'ensemble, elles sont plus contraignantes.

    La possession de certains animaux est même interdite. C'est notamment le cas s'ils appartiennent à une espèce protégée, comme le hérisson par exemple. Vous ne pourrez pas non plus accueillir chez vous des animaux jugés dangereux, comme la mygale par exemple, ou appartenant à des espèces jugées invasives.

    Pour les autres NAC non domestiques, vous devrez accomplir certaines démarches. Ainsi, il faut faire une déclaration de détention de l'animal auprès de la préfecture. Vous y donnez vos coordonnées et vous précisez l'espèce et le nombre d'animaux que vous possédez.

    Il convient aussi d'indiquer, dans cette demande, les installations prévues pour accueillir l'animal. L'administration doit pouvoir juger de votre capacité à l'élever dans les meilleures conditions.

    Ainsi, il est possible d'adopter un python ou même un tigre. Mais le particulier souhaitant accueillir un félin chez lui, par exemple, devra passer une sorte
    d'épreuve d'aptitude, qui lui permettra d'obtenir un certificat de capacité en bonne et due forme.

    Le préfet pourra alors autoriser l'ouverture de l'établissement destiné à abriter le fauve. Et s'il répond à toutes les conditions requises, il peut très bien s'agir de votre domicile.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf

    Deezer:
    https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9

    Google Podcast:
    https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14

    -------------------------------------------

    Dans une guerre, les soldats ne prennent pas seulement pour cibles les militaires ennemis. Il leur arrive aussi de tirer sur leurs camarades. Ces "tirs amis" sont loin d'être un phénomène marginal.

    Un tir contre son propre camp

    Un "tir ami", appelé aussi "tir fratricide", peut toucher un soldat du même camp pour diverses raisons. Il arrive qu'il soit pris pour un ennemi. Dans ce cas, le tir est volontaire, mais son auteur se trompe en quelque sorte d'objectif.

    Le manque de visibilité ou une erreur de mouvement, de la part d'un groupe de soldats, peuvent aussi induire en erreur des tireurs qui identifient mal leur cible.

    Un militaire peut aussi être atteint par une balle perdue ou les retombées d'un tir ami. On pourrait, dans ce cas, parler de "dommages collatéraux", mais les militaires réservent plutôt ce terme aux pertes subies par les civils.

    Il arrive que le tir soit sciemment dirigé contre un soldat de son camp. Le tireur punit ainsi, sur ordre, les fuyards qui désertent le champ de bataille. Mais il agit parfois par vengeance; les Américains parlent alors de "fragging".

    Un phénomène qui n'est pas marginal

    Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ces tirs amis ne sont pas rares, notamment dans les grands conflits. C'est ainsi que, durant la Grande Guerre, ils seraient à l'origine de 10 % des blessés.

    Pire encore, ils auraient causé environ 14 % des pertes totales durant la Seconde Guerre mondiale. Et le phénomène serait encore plus fréquent dans certains conflits plus récents.

    En effet, ces tirs "fratricides" auraient causé près d'un quart des pertes lors de la guerre déclenchée contre l'Irak en 1990. Ce qui est, bien sûr, une proportion considérable.

    Pour éviter une telle dérive, des dispositifs spécifiques ont été mis au point. C'est notamment le cas d'un système d'identification, qui permet de distinguer les avions amis des appareils ennemis.

    De même, les GPS permettent aux soldats, du moins en principe, de se reconnaître entre eux. Malgré ces nouveaux moyens d'identification, le tir "ami" n'est pourtant pas près d'être totalement éradiqué.


    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf

    Deezer:
    https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9

    Google Podcast:
    https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14

    -------------------------------------------

    Certaines expressions sont trompeuses. Elles semblent même dire le contraire de ce qu'elles signifient réellement. C'est le cas de l'expression "solution de continuité", qui est souvent mal interprétée.

    Une expression trompeuse

    L'expression "solution de continuité" est d'origine médicale. Le premier de ses termes vient du latin "solutio", qui désigne une rupture ou une interruption. On peut le rapprocher du mot "dissolution", qui évoque une notion comparable.

    Cette expression a d'abord fait partie du vocabulaire de la chirurgie. Elle était utilisée pour parler d'une plaie ou d'une fracture.

    Elle peut induire en erreur un lecteur peu familiarisé avec le latin. Il peut l'interpréter comme quelque chose qui maintient la cohérence ou l'unité. Alors que cette expression signifie, tout au contraire, l'interruption d'un processus.

    Une expression plus ou moins comprise

    Même si elle ne fait pas vraiment partie du langage courant, l'expression "solution de continuité" est donc assez mal comprise. Plus habitués à manier la langue, les écrivains l'emploient souvent à bon escient.

    Le lecteur non averti comprend parfois le sens de l'expression par la manière dont elle est insérée dans le texte. Ainsi, quand Boris Vian, dans "L'herbe rouge", écrit qu'"il n'eut pas la notion d'une interruption, d'une solution de continuité", le lecteur peut s'appuyer sur le premier terme pour comprendre le sens du second.

    Mais ce n'est pas toujours le cas. En effet, l'expression est parfois employée dans un sens fautif par certains écrivains et par de nombreux journaux.

    Par son sens ambigu, elle peut aussi poser des problèmes d'interprétation à la justice. Ainsi, la Cour de Cassation a eu à se prononcer sur le sens qu'il fallait donner à cette expression dans une affaire où un patient, qui l'avait lue dans un compte-rendu médical, l'avait mal comprise,

    Dans l'enceinte d'organisations internationales comme l'ONU, l'expression peut aussi poser des problèmes de traduction. Pour éviter toute confusion, on a préféré traduire l'expression anglaise "without any interruption" par "sans interruption", plutôt que par "sans solution de continuité", qui n'était pas comprise par tout le monde de la même façon.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf

    Deezer:
    https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9

    Google Podcast:
    https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14

    -------------------------------------------

    Qui n'a en mémoire le charmant dessin animé où Walt Disney nous narre les aventures d'un pantin de bois nommé Pinocchio, qui devient un vrai petit garçon ? Or, cette histoire n'a pas grand chose à voir avec le récit de Carlo Collodi, l'auteur du roman dont elle est tirée.

    Un pantin peu fréquentable

    Le roman que publie Collodi, en 1881, met en scène un Pinocchio qui ne ressemble guère à celui que dépeindra Disney, des décennies plus tard.

    Son créateur, le menuisier Gepetto, le dépeint comme un "vaurien" et un "voyou". Dès qu'elle sort des mains de son père adoptif, la marionnette montre ses mauvais penchants. Elle rit au nez du menuisier et se gausse de lui.

    Et le pantin n'a rien de plus pressé que de lui dérober sa perruque. Collodi le décrit donc comme un chenapan sans scrupules. Il aura d'ailleurs une triste fin, puisque ses adversaires déclarés, le Renard et le Chat, finiront par le pendre à la branche d'un arbre.

    Pinocchio devient un petit garçon

    Walt Disney était intéressé par le roman de Collodi. Mais sa lecture le découragea. Ce pantin méchant et sournois, qui finit sa vie la corde au cou, ne pouvait pas plaire à des enfants.

    Très conservateur lui-même, Disney préférait les récits édifiants, qui proposaient une morale aux jeunes spectateurs. Aussi la vilaine marionnette de Collodi devint-elle, chez Disney, un pantin espiègle et étourdi, mais possédant un bon fonds.

    Il se laisse un moment entraîner par ses mauvaises fréquentations, mais il n'est pas insensible à la voix de sa conscience, incarnée par Jiminy Cricket. Ce petit grillon existe dans le roman de Collodi, mais Pinocchio, qui ne veut en faire qu'à sa tête, l'écrase d'un coup de marteau.

    Dans le film de Disney, le pantin cesse ses mauvaises actions. Et, un beau matin, il se réveille dans le corps d'un petit garçon, ce que Gepetto souhaitait ardemment. Morale de l'histoire : en accomplissant le bien, on finit par obtenir une récompense. On était très loin de Collodi, et de l'arbre sinistre où se balançait un pantin de bois grimaçant de douleur.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Pour découvrir le podcast "Dodo, sons de la nature et bruit blanc":

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dodo/id1609342835

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf

    Deezer:
    https://deezer.page.link/v9kNaNjzDEjE1jfq9

    Google Podcast:
    https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hY2FzdC5jb20vcHVibGljL3Nob3dzL2RvZG8tZGVzLW1vdHMtcG91ci1zZW5kb3JtaXI?ep=14

    -------------------------------------------

    En France, comme ailleurs, les services postaux ont leurs particularités. Ainsi, il est recommandé de mettre une adresse à l'intérieur des colis. Par ailleurs, le jaune, qui est la couleur de la Poste, a sa petite histoire.

    Une précaution supplémentaire

    Quand vous adressez un colis à quelqu'un, vous indiquez sur le paquet l'adresse de votre destinataire. Mais la Poste vous recommande de mettre aussi cette adresse à l'intérieur du colis.

    En effet, l'adresse extérieure peut s'effacer ou, si vous l'avez collée sur le paquet, sous forme d'autocollants, elle peut se détacher. Dans ce cas, le colis sera dirigé sur la ville de Libourne.

    C'est là, en effet, qu'aboutissent les paquets sans adresse visible, mal emballés ou dont le destinataire n'habite pas à l'endroit indiquée. Dans ce service, les employés sont habilités à ouvrir les colis.

    S'ils trouvent l'adresse du destinataire à l'intérieur, ou tout autre indice qui permettrait de le retrouver, le paquet sera expédié au bon endroit. Mais, dans le cas contraire, le contenu du colis sera mis en vente au cours d'enchères organisées par les services postaux.

    Et les colis vendus de la sorte ne sont pas rares, car, sur 470 millions de colis expédiés chaque année, environ 750.000 ne parviennent pas à leur destinataire.

    Pour éviter les accidents

    Les véhicules de la Poste qui acheminent ces colis, avec ou sans une adresse à l'intérieur, sont d'un jaune éclatant. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Jusqu'en 1962, en effet, les véhicules postaux étaient plutôt gris ou bleus.

    Mais, à cette date, le jaune s'impose. Comme d'ailleurs en Espagne ou en Grèce. Cette couleur était déjà celle du premier véritable service postal européen, qui fonctionna, à partir de la fin du XVe siècle, dans l'Empire des Habsbourg.

    Mais si cette couleur éclatante a été adoptée, c'est avant tout pour des raisons de sécurité. En effet, les voitures grises ou bleues de la Poste ne se distinguaient pas très bien par mauvais temps et elles furent impliquées dans plusieurs accidents. Pour éviter cet inconvénient, un jaune vif fut spécialement créé pour la Poste.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

  • Certaines escrocs ont une imagination très fertile et trompent leur monde durant des années. C'est le cas de Mamoru Samuragochi, qu'on avait surnommé le "Beethoven japonais".

    Un musicien génial et sourd

    Avec sa dégaine, Mamoru Samuragochi ne pouvait passer inaperçu. Et ce n'est pas pour rie, sans doute, qu'il avait adopté cette longue chevelure et ces lunettes noires qui étaient devenues sa marque de fabrique.

    On ne l'appelait pas sans raison le "Beethoven japonais". Il était en effet l'auteur d'œuvres musicales qui le firent vite comparer au grand musicien allemand. On lui doit notamment la "symphonie N.1 Hiroshima", composée en hommage aux victimes de la bombe atomique larguée sur cette ville en 1945.

    Et cette symphonie devient presque un hymne national au moment de la catastrophe de Fukushima, en 2011. Si on le compare à Beethoven, c'est aussi parce que, comme l'auteur de la 5e symphonie, il était atteint de surdité depuis l'âge de 35 ans.

    La découverte du pot aux roses

    En fait, Mamoru Samuragochi était un imposteur. En effet, il ne serait pas l'auteur de ses œuvres. C'est du moins ce que prétend un certain Takashi Niigaki, professeur de musique de son état.

    Il se présente en effet comme le "nègre" de Samuragochi. Il l'aurait été pendant 18 ans. D'après lui, il était incapable de composer. C'est donc à Niigak qu'on devrait la fameuse symphonie.

    Et la supercherie ne s'arrête pas là. D'après Niigaki, le "Beethoven japonais" ne serait pas sourd. Il prétend en effet avoir pu échanger avec lui tout à fait normalement.

    Le "nègre" aurait voulu quitter son patron plusieurs fois, mais celui-ci aurait menacé de se suicider, en compagnie de sa femme. Mamoru Samuragochi n'a pas cherché à nier ces accusations, du moins celles qui concernaient ses œuvres musicales.

    Il s'est contenté d'adresser ses excuses au public et à Takashi Niigaki. Il a cependant confirmé sa surdité, même s'il la présente désormais comme partielle. Il affirme en effet que, depuis quelques années, il parvient à comprendre ce qu'on lui dit, à condition que son interlocuteur parle assez fort.
    Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices