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  • Au début de sa grossesse, une femme enceinte serait capable de meilleures performances sportives. Cette situation s'expliquerait par certaines modifications physiologiques. Elle aurait été utilisée comme une forme de dopage déguisée par certains entraîneurs.


    Globules rouges et hormones


    Durant la grossesse, l'organisme, du fait de la présence de l'embryon, fabrique davantage de globules rouges. Les organes et les muscles sont donc mieux alimentés en oxygène. Cette meilleure alimentation en oxygène permet donc de meilleures performances physiques.


    Par ailleurs, l'organisme d'une femme enceinte sécrète également des hormones susceptibles d'améliorer ces capacités physiques. C'est notamment le cas de la progestérone, qui tend à assouplir les tendons. Elle pourrait donc donner plus de souplesse à une gymnaste par exemple.


    Ceci étant, cette production de progestérone n'est pas toujours bien supportée, et peut provoquer certains malaises. Enfin, on ne peut pas exclure un certain "effet placebo" de la grossesse. En effet, la femme enceinte peut être stimulée par l'euphorie que son état lui fait éprouver.


    Mais cette relative amélioration des performances sportives ne peut se produire qu'au début de la grossesse, tant que la femme enceinte ne prend pas trop de poids.


    Une forme de dopage cachée


    Cette faculté des femmes enceintes à se montrer plus performantes aurait été exploitée, dans les années 1960, par des entraîneurs sportifs peu scrupuleux. Ainsi, une athlète russe de haut niveau a eu l'occasion de faire des aveux consternants.


    Son entraîneur l'aurait contrainte à concevoir un enfant, pour profiter des capacités sportives accrues de son athlète. Quitte à la forcer à avorter ensuite. Les entraîneurs de plusieurs nations, notamment communistes, auraient utilisé ce stratagème à l'occasion de compétitions internationales.


    Il s'agirait donc d'une véritable forme de dopage, qui, du fait de sa nature, ne pourrait être décelée. D'après les autorités chargées de la lutte contre le dopage, une telle "technique" serait en tous cas révolue.


    Comme elle semblait surtout en faveur dans les régimes communistes d'URSS et des pays d'Europe de l'Est, une telle combine semble avoir disparu depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme dans ces régions.


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  • Les cardinaux sont les dignitaires les plus éminents de l'Église catholique. Ils constituent le Collège cardinalice, autrefois appelé Sacré Collège, et se réunissent en conclave pour élire le pape. Certains d'entre peuvent être nommés "in pectore" par le souverain pontife.


    Une nomination secrète


    Les premières nominations "in pectore" remontent au XIVe siècle. Depuis lors, de nombreux pontifes y ont eu recours. Quand le pape nomme un cardinal "in pectore", ou "in petto", cela signifie qu'il garde cette promotion "dans son cœur".


    Autrement dit, il la garde secrète et n'en informe pas les autres cardinaux. En effet, le pape a coutume de les réunir en consistoire pour leur annoncer la nomination de nouveaux cardinaux.


    Cet usage s'explique d'abord par la volonté de préserver la sécurité de l'ecclésiastique choisi. Une telle nomination pourrait en effet lui causer des problèmes de la part d'un régime hostile au christianisme ou à l'Église catholique.


    Ainsi Paul VI a-t-il nommé "in pectore" des cardinaux vivant dans des pays communistes d'Europe de l'Est. De même, Jean-Paul II a notamment promu de cette manière un évêque chinois et un évêque soviétique.


    Le souci de la sécurité de la communauté catholique, dans certains pays, peut aussi justifier une nomination "in pectore".


    Des cardinaux pas comme les autres


    Les cardinaux nommés "in pectore" ont un statut particulier. D'après le code de droit canonique, ils ne bénéficient pas des droits qu'ont les autres cardinaux et n'en partagent pas les devoirs.


    Ils ne font donc pas partie du Collège des cardinaux et ne peuvent prendre part à l'élection du pape. Mais cette situation cesse dès que le souverain pontife rend publique la nomination du cardinal nommé "in pectore".


    Il arrive cependant que le pape garde cette nomination secrète jusqu'à son décès. Dans ce cas, la personne nommée, à son insu pourrait-on dire, cesse aussitôt d'être cardinal.


    Il est probable que, dans les dernières décennies, une telle situation se soit produite à plusieurs reprises, notamment pour des évêques chinois ou soviétiques. Il s'agissait, là encore, d'assurer, par ce secret absolu, leur sécurité et celle de leurs ouailles.


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  • Ville de naissance de l’artiste Fernando Botero et des grands noms de la musique urbaine contemporaine comme J Balvin, Karol G ou Maluma, la ville de Medellin a connu une transformation si spectaculaire que, oui, certains ont pu la qualifier de "miracle".


    Une véritable rénovation urbaine


    Après avoir connu un passé que l'on peut qualifier de « compliqué », lié au cartel de Medellín tant médiatisé, l'impressionnante transformation, aujourd'hui, de Medellin est d'abord due à certaines réalisations qui font de la ville un modèle urbain pour la Colombie et, au-delà, pour l'ensemble de l'Amérique du Sud.


    Au premier rang de ces réalisations, figure le réseau de transports intégré. Cet ensemble très complet comprend en effet un métro, le seul du pays, un tramway et un système de téléphériques, appelé "métrocâble" qui dessert les quartiers les plus populaires et périphériques.


    Il faut y ajouter des lignes de bus électriques et des escaliers électriques gratuits. Un seul titre de transport permet d'accéder à l'ensemble de ces moyens de communication, qui a été conçu comme un des piliers principaux de l’intégration sociale de la ville et auquel, par ailleurs l’entreprise française POMA, spécialisée dans la fabrication de systèmes de transport, a activement contribué.


    Ce renouveau de l'urbanisme se marque aussi par la construction d'infrastructures culturelles qui ont permis la réappropriation de la ville par ses habitants, comme des musées interactifs, des parcs publics ou la bibliothèque España, une bibliothèque publique à l'architecture imposante au milieu du quartier populaire de Santo Domingo. Ces initiatives ont été suivies par la résurgence de sa riche scène musicale traditionnelle et urbaine, ce qui a valu à la ville d'être reconnue comme "ville créative de l’Unesco".


    Les richesses d'une ville transformée


    Cette ville de 2,5 millions d'habitants, la deuxième agglomération la plus peuplée de Colombie, est aussi l'un des principaux centres culturels et économiques du pays.


    Appelée la ville du printemps éternel, grâce à un climat agréable toute l'année, Medellin peut mettre en valeur ses festivités et ses traditions réputées. Ainsi, la Foire aux fleurs, qui se tient en août, embaume la ville du parfum de milliers de fleurs.


    À cette occasion, les nombreux visiteurs attirés par ce célèbre événement assistent à la procession des Silleteros, des paysans arborant, sur leur dos, des œuvres d'art variées entièrement crées à partir de fleurs.


    Certains quartiers sont emblématiques de la transformation de la ville. C'est le cas du quartier Centro, déclaré comme l'un des quartiers les plus "cools" du monde par un magazine à la diffusion internationale.


    De son côté, la Comuna 13, où l'art, notamment à travers ses célèbres graffitis, et sa scène de musique urbaine, ont une place de choix, est devenu une destination que les nombreux touristes de passage à Medellin ne sauraient manquer de visiter.


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  • Certains termes nouveaux apparaissent dans les dictionnaires et sont consacrés par l'usage. C'est le cas des mots "umarell" et "fulguré". Quel est exactement leur sens ?


    Des "surveillants" de chantiers


    Le terme "umarell" est d'origine italienne. Il provient plus précisément du dialecte parlé dans la région de Bologne, où le terme a été forgé à partir de certaines observations.


    Il désigne des hommes âgés qui, étant à la retraite, ont trouvé une curieuse façon de s'occuper. Ils passent en effet une grande partie de leur temps à observer les chantiers de construction.


    Leur posture est caractéristique : la plupart se tiennent debout, les mains croisées dans le dos. Même si le terme exprime un certain degré de moquerie, d'aucuns ont décidé d'utiliser les "services" des "umarells".


    Ainsi, une commune italienne les paie pour surveiller les chantiers de la commune. Ils doivent, par exemple, compter le nombre de camions qui entrent sur la zone en construction et qui en sortent.


    Par ailleurs, une chaîne de restauration a demandé à des "umarells" de contribuer à une campagne de promotion sur les réseaux sociaux.


    Les victimes de la foudre


    Un "fulguré" est une personne touchée par la foudre, mais qui en réchappe, au contraire du "foudroyé". Chaque année, une centaine de personnes sont atteintes par la foudre, mais environ 85 % d'entre elles survivent à cet événement.


    Cependant, elles ne sont pas indemnes pour autant. En effet, la foudre laisse des traces dans la vie des "fulgurés". Elle accroît parfois leurs facultés intellectuelles. C'est le cas cette femme qui, après avoir été touchée par la foudre, résout des opérations arithmétiques complexes tout en pensant à autre chose.


    Les effets sont souvent plus désagréables. Certains "fulgurés" éprouvent des problèmes de vision, d'autres ne savent plus écrire ou peinent à s'exprimer. De fortes migraines et une intense sensation de fatigue ont également été rapportées.


    Pour l'instant, les médecins sont démunis face à ces phénomènes. Ils recensent les cas et observent les principaux signes cliniques, dans l'espoir de mieux comprendre l'action de la foudre sur l'organisme. Ils espèrent que les "fulgurés" seront considérés comme des malades à part entière.


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  • Depuis quelques années, le drapeau de l'Union européenne, souvent exposé à côté de celui de la France, est contesté par certains députés de l'opposition, au motif qu'il serait d'inspiration chrétienne. Que faut-il penser d'une telle affirmation ?


    Un drapeau inspiré d'une médaille de la Vierge ?


    En 1955, le Conseil de l'Europe adopte ce drapeau, qui deviendra, en 1985, celui de l'Union européenne. Aujourd'hui, des députés de l'opposition prétendent que le fond bleu et le cercle de douze étoiles du drapeau auraient été copiés sur les motifs de la médaille miraculeuse de la Vierge, frappée à partir de 1832.


    En effet, la Vierge serait apparue à une religieuse, Catherine labouré, et lui aurait demandé de faire fabriquer ces médailles.


    Or, le fonctionnaire européen ayant conçu le dessin du drapeau, Arsène Heitz, aurait indiqué s'être inspiré de la médaille miraculeuse. Cet artiste peintre, fervent catholique, se serait confié à un ecclésiastique ainsi qu'à une revue confessionnelle au tirage assez confidentiel.


    Les intentions des institutions européennes


    Il est aujourd'hui impossible de confirmer ou d'infirmer le témoignage d'Arsène Heitz. En effet, l'homme d'Église qui aurait reçu ses confidences est aujourd'hui décédé et la revue à laquelle il aurait accordé un entretien n'a pas été retrouvée.


    À supposer même que le concepteur du drapeau européen se soit inspiré de motifs religieux, les institutions européennes qui l'ont adopté n'avaient pas une telle intention.


    Pour les députés européens, en effet, les étoiles ne sont pas un symbole religieux, mais un emblème d'unité, confirmé par le cercle autour duquel elles sont alignées. Quant au chiffre 12, il symbolise autant les mois de l'année, les signes du zodiaque ou les travaux d'Hercule que les apôtres entourant le Christ. Sa valeur symbolique est donc universelle.


    Les responsables européens rappellent par ailleurs qu'un motif comportant une croix n'a pas été retenu, de nombreux représentants de divers pays membres s'opposant à ce symbole confessionnel.


    On peut donc penser que les intentions des députés européens et des membres des institutions concernées ont, à l'égard du choix de ce drapeau, plus d'importance que celles de l'exécutant du projet, fussent-elles avérées.


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  • Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/

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    Les enfants qui, voici quelques décennies, fréquentaient les cantines scolaires, avaient de fortes chances d'apercevoir des numéros au fond de leurs verres. Mais quelle était leur signification ?


    L'âge des écoliers


    Fatigués par une matinée de cours, les élèves se montrent volontiers turbulents quand ils se retrouvent au réfectoire. Aussi cherchait-on à leur fournir une vaisselle qui, à défaut d'être incassable, fût assez résistante.


    C'est pourquoi, à une certaine époque, ils pouvaient boire dans des verres fabriqués par la firme Duralex. Ils étaient faits en verre trempé, un matériau très robuste, qui équipait les vitres de voiture et sert aujourd'hui de verre de sécurité.


    Mais ce qui intéressait les collégiens, ce n'était pas la robustesse de leurs verres, mais ce qu'ils apercevaient au fond. En effet, ils pouvaient y voir gravé un chiffre, qui n'était d'ailleurs jamais supérieur à 50.


    Et ces chiffres donnaient lieu à un petit jeu. Chacun d'eux était censé donner l'âge de celui à qui le verre était confié. L'élève malchanceux à qui le sort attribuait l'âge le plus tendre se voyait même chargé de certaines corvées, comme de verser l'eau dans les verres de ses petits camarades.


    Le numéro des machines


    Bien entendu, ces numéros n'étaient pas là pour déterminer l'âge des écoliers. Alors, que se cachait-il réellement derrière ces jeux de potaches ?


    En fait, le numéro inscrit sur le fond du verre correspondait à celui d'une des machines qui avaient servi à le fabriquer. De telle sorte que si un défaut ou une malfaçon étaient signalés sur l'un de ces verres, il était facile de retrouver la machine défectueuse.


    On évitait ainsi de perdre du temps à rechercher l'origine du problème et on pouvait le régler plus rapidement. Et si le numéro le plus élevé qu'on puisse trouver au fond d'un verre Duralex était 50, c'était tout simplement parce qu'il n'y avait pas davantage de machines pour le confectionner.


    Voici comment s'effondrent les légendes qui ont bercé notre enfance. Mais, même si les verres Duralex ont disparu des cantines, on peut toujours croire qu'ils avaient le pouvoir de deviner notre âge.


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  • Parmi les nombreux effets du réchauffement climatique, certains sont plutôt inattendus. En effet, il peut légèrement modifier certaines frontières, comme celle qui sépare la Suisse de l'Italie.


    Les effets de la fonte des glaces


    Dans certains secteurs de montagne séparant la Suisse de l'Italie, les frontières entre les deux pays se situent souvent en haute altitude, sur la ligne de crête. Il s'agit, en quelque sorte, d'une ligne qui suit le sommet d'une montagne.


    Dans des secteurs comme le Cervin ou le Mont-Rose, les limites entre les deux nations sont souvent tracées sur ces hauteurs. Or, depuis quelques années, le réchauffement climatique est venu les modifier.


    En effet, ce radoucissement des températures provoque une fonte accélérée des glaces. Du fait de ce recul des glaciers, les balises installées dans les années 1920 ou 1930 ont disparu.


    De ce fait, les frontières légales, telles qu'elles apparaissent sur les cartes, ne correspondent plus au tracé réel. Ainsi, parfois, la nature se jouie des calculs de l'homme.


    Des frontières modifiées


    En certains endroits, la frontière,, fixée en 1861, s'est donc déplacée. C'est ainsi que, dans le canton du Valais, à Zermatt, la Suisse a gagné 150 mètres sur l'Italie. De telle sorte qu'une station de télésiège devrait se retrouver en territoire helvétique.


    Un projet de loi déposé par le ministre des Affaires étrangères italien et des pourparlers entre les deux pays ont ainsi précisé le nombre et l'étendue des modifications à apporter à ces frontières communes.


    Ces menues rectifications ne devraient pas changer la configuration des deux territoires. En tous cas, aucun des ressortissants d'un des deux pays ne devrait avoir à changer de nationalité.


    Si le réchauffement climatique devait s'accentuer, entraînant la fonte complète des glaciers, de nouvelles limites devraient être prévues. Elles pourraient alors suivre la ligne de partage des eaux ou être arrêtées selon d'autre modalités. La Suisse comme l'Italie sont en tous cas d'accord pour collaborer sur ces questions.


    La délimitation de ces nouveaux tracés, qui pourraient être modifiés à plusieurs reprises, est du ressort d'une commission réunissant des représentants des deux pays.


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  • Quand on fait tomber un objet d'une hauteur suffisante, on s'aperçoit, en faisant les calculs appropriés, qu'il ne tombe pas droit mais est légèrement dévié dans sa chute. Comment expliquer un tel phénomène ?


    La déviation vers l'est


    C'est Newton qui, le premier, met en évidence, de manière théorique, ce que les scientifiques appellent la déviation vers l'est. Il s'agit d'un phénomène selon lequel un objet, lorsqu'il est en chute libre, ne suit pas exactement la direction que devrait lui imprimer la pesanteur.


    Autrement dit, il ne tombe pas droit. En effet, il serait légèrement dévié vers l'est. À la suite de la découverte de Newton, des expériences sont faites pour tenter de prouver son hypothèse.


    Ce sera chose faite avec celles qu'entreprend le physicien Ferdinand Reich en 1831. Il lance en effet des objets dans un puits de plus de 150 mètres de fond. Il constate alors qu'ils ne tombent pas de manière parfaitement verticale, mais sont déviés de 28 millimètres vers l'est.


    Ses mesures seront vérifiées, au début du XXe siècle, par l'astronome Camille Flammarion et d'autres scientifiques. Un appareil, conçu pour étudier les effets de la chute libre d'un corps, viendra encore les confirmer quelques années plus tard.


    La force de Coriolis


    Cette légère variation vers l'est est due à la force de Coriolis. Elle est elle-même liée au sens de rotation de la Terre. Si notre planète tournait dans l'autre sens, les objets tombant en chute libre seraient déviés vers l'ouest.


    En fait, la force de Coriolis, découverte par l'ingénieur français Gaspard-Gustave Coriolis, dans la première moitié du XIXe siècle, est une force fictive.


    En effet, elle ne s'exerce que du point de vue d'un observateur entraîné dans la rotation de la Terre. Il est donc inclus dans ce que les scientifiques appellent un référentiel en rotation.


    Cette force de Coriolis n'est pas seulement à l'origine de cette légère déviation vers l'est des objets tombant dans le vide. Elle explique aussi que les vents et les courants atmosphériques ne tournent pas dans le même sens selon l'hémisphère où ils se manifestent.


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  • Le sens de certaines expressions n'a plus grand rapport avec leur origine. Aussi est-il toujours intéressant de se demander d'où elles viennent. Nous retraçons ici l'origine de deux de ces expressions.


    L'origine de l'expression "pendu haut et court"


    Si vous avez l'intention de pendre quelqu'un haut et court, aujourd'hui, cela ne veut pas dire que vous en voulez à sa vie. Vous comptez seulement lui infliger une humiliation publique.


    Cette expression remonte au Moyen-Âge. À cette époque, et jusqu'à la Révolution française, les personnes condamnées à mort étaient souvent pendues. L'exécution, qui avait lieu sur la place du village, était publique et les gens devaient bien voir, car la peine devait avoir une vertu exemplaire.


    Aussi le gibet était-il installé sur une estrade élevée. On pendait donc "haut" les criminels. Et on tenait à économiser la corde. Le bourreau devait donc la prévoir aussi courte que possible.


    Il y avait en effet beaucoup de pendaisons et il était inutile de dépenser de l'argent pour du "gibier de potence", comme on disait alors. Il fallait donc aussi pendre "court" les condamnés. Ces deux nécessités se retrouvaient dans l'expression utilisée par la justice, qui ordonnait de "pendre haut et court" les criminels.


    Pourquoi dit-on : "Vert de rage" ?


    Il est probable que si l'on nous demandait, aujourd'hui, d'associer une couleur à la colère, nous choisirions volontiers le rouge. On peut alors se demander d'où vient l'expression "vert de rage".


    Pour le savoir, il faut avoir recours à l'étymologie. Non pas du mot "rage", mais de l'un de ses synonymes. "Colère", puisque c'est de ce mot qu'il s'agit, vient du latin "cholera". On employait ce terme pour désigner la bile.


    Le mot latin vient d'ailleurs du grec ancien "kholé", qui a la même signification. Or, dans l'ancienne médecine, la colère était associée à un excès de bile, produite par la vésicule biliaire. Et comme la bile avait une couleur verdâtre, on ne tarda pas à l'associer aux manifestations de colère.


    De telle sorte qu'on finit par dire qu'un homme courroucé était "vert de rage".


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  • Si vous avez l'habitude de déguster des croissants au petit-déjeuner, vous vous êtes peut-être demandé pourquoi ils avaient la forme qui leur a donné leur nom.


    L'alerte donnée par les boulangers


    Pour savoir pourquoi les croissants ont cette forme, il faut remonter dans le passé. Plus précisément à l'année 1683. Nous sommes sous les murs de Vienne. Pour la seconde fois, les Turcs font le siège de la capitale des Habsbourg.


    L'issue de la bataille est décisive. Si les Ottomans parviennent à s'emparer de la ville, leur flot se déversera sur l'Europe. Mais Vienne pourra-t-elle résister aux assauts des 200.000 hommes réunis par le sultan ?


    Pour prendre la ville par surprise, les Turcs ont décidé de creuser un souterrain sous les remparts. Une fois la décision prise, ils attendent la nuit pour commencer leur travail de sape.


    Toute la ville est endormie. Sauf les boulangers qui, comme partout ailleurs, se lèvent avant l'aube pour cuire leur pain. Et voilà que certains d'entre eux, alertés par des bruits insolites, courent avertir les autorités.


    Averties à temps, elles prennent les mesures nécessaires pour déjouer la manœuvre des Turcs. Les boulangers ont sauvé Vienne d'une invasion probable.


    Une imitation de l'emblème turc


    L'Empereur du Saint-Empire et archiduc d'Autriche Léopold Ier accorde de nombreuses faveurs aux boulangers, pour les remercier de leur aide.


    Pour marquer dignement cet événement, et remercier l'Empereur de ses libéralités, les boulangers confectionnent un "Hörnchen", c'est-à-dire une pâtisserie en forme de "petite corne". Leur modèle était le croissant de lune qui figurait sur l'étendard ottoman.


    Les Viennois n'ont d'ailleurs pas oublié l'événement qui a donné naissance à ce petit pain, car pour eux, depuis le siège de Vienne, "manger un croissant, c'est manger un Turc".


    Le croissant aurait été introduit en France, à la fin du XVIIIe siècle, par une jeune princesse qui en mangeait à la cour de Vienne, la future reine de France Marie-Antoinette.


    Pour certains historiens, l'origine du croissant remonterait beaucoup plus haut, puisqu'on trouve des sortes de pâtisseries en forme de croissants chez les Assyriens, qui fondèrent leur Empire au IIe millénaire avant notre ère.


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  • Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/

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    Le 8 décembre, l'Église catholique fête l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. Mais quelle est la signification exacte de ce dogme ? Marie conçue sans péché Le dogme de l'Immaculée Conception a été proclamé en 1854, par une bulle du pape Pie IX. Il signifie que la Vierge fut conçue sans être atteinte, comme tous les hommes, par la souillure du péché originel. Celui-ci marque l'abaissement de l'humanité, désormais soumise au péché, que provoqua la désobéissance d'Adam et Éve. Ce dogme de l'Immaculée Conception ne doit pas être confondu avec la doctrine de la conception virginale du Christ, selon laquelle Jésus aurait été conçu dans le sein d'une mère toujours vierge. Ce dogme de l'Immaculée Conception n'est pas reconnu par les protestants ni par l'Église orthodoxe. Une notion qui se précise peu à peu Cette notion d'une conception sans péché de la Vierge Marie ne se retrouve pas dans les Évangiles. Mais l'idée fait très tôt son chemin chez les théologiens et les pères de l'Église. Les conciles ayant peu à peu reconnu que Jésus était à la fois homme et Dieu, dans toute la plénitude du terme, il était difficile d'imaginer que sa mère puisse être touchée par un péché dont il n'avait pas lui-même subi l'atteinte. Aussi, dès le IVe siècle, des auteurs chrétiens aussi notables que saint Augustin ou saint Jérôme, l'auteur de la "Vulgate", la version latine de la Bible, pensent que Marie ne peut avoir connu le péché. Pourtant, encore au Moyen-Âge, saint Thomas d'Aquin ou saint Bernard de Clairvaux s'opposent à cette idée de la conception sans péché de la Vierge. Certains faits vont pourtant pousser dans ce sens. Ainsi, la Vierge qui serait apparue à Catherine Labouré, en 1830, lui aurait révélé avoir été conçue sans péché. Et c'est ce qui sera écrit sur la médaille gravée pour célébrer l'événement. Quelques années après la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, c'est le nom, prononcé en patois, dont se serait revendiquée la Vierge apparue, dans la grotte de Massabielle, à la petite Bernadette Soubirous. Ce qui, pour Jean-Paul II, aurait confirmé la véracité du dogme.


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  • Jadis, des enseignes colorées indiquaient au passant le nom des auberges. Beaucoup d'entre elles s'appelaient, et se nomment toujours, "Au lion d'or". Mais pourquoi les aubergistes avaient-ils choisi ce nom ?Des auberges qui fournissent aussi les litsSi nombre d'auberges accrochaient cette enseigne au-dessus de leurs portes, ce serait pour se démarquer de certains de leurs concurrents. En effet, dans beaucoup de ces endroits, les voyageurs étaient assurés de prendre un bon repas, mais pas de passer une bonne nuit.De fait, ces établissements ne leur proposant pas de lits, ils étaient obligés de dormir à même le sol ou de rejoindre l'étable. En annonçant "Au lit, on dort", les aubergistes assuraient les voyageurs que, la nuit venue, ils pourraient s'allonger sur une couche confortable.Avec le temps, cette expression se serait déformée, devenant : "Au lion d'or". On peut aussi penser que cette enseigne, d'un vif éclat, et montrant le roi des animaux, était seulement destinée à attirer l'attention sur l'excellence de la cuisine.La présence du lion dans les armoiries de nombreuses familles nobles du nord de la France pourrait également expliquer la fréquence de cette enseigne dans la région.Un autre usage des aubergistes"Qui dort dîne", voilà encore une expression qui tirerait son origine d'un autre usage des aubergistes de l'ancien temps. Elle signifiait que le voyageur, descendu dans une auberge pour y passer la nuit, devait aussi y prendre ses repas.Pour faire plus de profit, l'aubergiste affichait donc un écriteau au-dessus de son comptoir, avec l'inscription : "Qui dort dîne". De la sorte, les clients savaient à quoi s'en tenir.Mais certains spécialistes pensent que l'expression vient d'une autre source. Ainsi, le lexicographe Alain Rey pense que nous devons ces mots à l'écrivain grec Ménandre qui, au IVe siècle avant notre ère, composa de nombreuses comédies.En effet, Ménandre aurait écrit que "le sommeil nourrit celui qui n'a pas de quoi manger". Il serait d'ailleurs à l'origine d'un autre proverbe bien connu :"La nuit porte conseil". Ceci étant, cette explication ne semble pas reprise par d'autres linguistes.

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  • Joséphine Baker devient l'une des six femmes à avoir été honorées par une entrée au Panthéon. Mais quels sont les critères reconnus pour faire bénéficier une personnalité de cette prestigieuse reconnaissance ?Des grands hommes aux profils variés81 personnalités sont entrées au Panthéon, sans que leur dépouille y repose forcément, comme c'est le cas pour Aimé Césaire ou Joséphine Baker. Selon les époques, le profil de ces hommes et de ces femmes est très différent.La Révolution, qui transforme cette imposante église en un temple dédié à la mémoire des grands hommes, envoie au Panthéon les plus célèbres des siens, comme Mirabeau ou Marat, qui ne tardèrent d'ailleurs pas à en être délogés.Entre 1806 et 1815, Napoléon "panthéonise" sans compter. Il désigne surtout des militaires et des dignitaires du régime. Sous la IIIe République, ce sont surtout des hommes politiques, mais aussi des écrivains ou des savants, qui font leur entrée au Panthéon.Plus récemment, des résistants ont, à leur tour, été honorés par cette reconnaissance de la nation.Des critères assez vaguesDécidée par les représentants du peuple, sous la Révolution et la IIIe République, l'entrée au Panthéon est aujourd'hui du ressort du Président de la République. Les conditions d'entrée, si l'on peut dire, sont assez vagues.Il faut d'abord que la candidat à la panthéonisation ait mérité, par ses actions, la "reconnaissance nationale". La notion est assez large pour s'appliquer aussi bien à des hommes politiques qu'à des écrivains ou des scientifiques.De même, la personne pressentie doit avoir été fidèle aux "valeurs républicaines". Ce qui a incité à écarter des personnalités comme Berlioz ou Lafayette, dont les opinions monarchistes n'auraient pas été compatibles avec une entrée au Panthéon.Toutes les personnalités entrées au Panthéon sont de nationalité française, bien que, en théorie, il ne s'agisse pas d'une condition obligatoire. Enfin, la famille doit être d'accord.Ainsi, en 2009, le fils d'Albert Camus s'opposa à l'entrée au Panthéon de son père, par crainte d'une récupération politique. Pour le reste, le choix du président est libre, et reflète en général ses propres convictions.

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  • 2020 restera définitivement une année à part en raison de la crise sanitaire et des confinements qui ont forcé les français à rester chez eux. Si certains ont mal vécu cette privation de liberté, d’autres ont au contraire trouvé un véritable exutoire grâce au jeux vidéo. D’ailleurs, jouer à la console ou sur ordinateur n’est plus une pratique pointée du doigt. Certains experts reconnaissent même un vrai bénéfice à cette pratique, à commencer par l’Organisation mondiale de la Santé...

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  • La magie de Noël doit beaucoup à l'illumination du sapin, qu'on pare volontiers de guirlandes lumineuses. Mais au fait, qui a le premier utilisé ces décorations ?La première guirlande lumineuseSans un sapin brillant de mille feux, Noël perdrait de sa féérie. C'est pourquoi, dans de nombreux foyers, on ne manquait pas d'allumer les bougies qu'on accrochait à ses branches.Mais, on s'en doute, un tel usage était dangereux, car il pouvait provoquer des incendies. C'est pourquoi, un jour de l'hiver 1882, un certain Edward Hibberd Johnson a, c'est le cas de le dire, une idée lumineuse.Il habite New York, dans une maison cossue de la 36e rue. Dans un salon, dont les fenêtres donnent sur la rue, il installe, bien en vue, un sapin de Noël. Il sait que les passants vont s'arrêter pour le regarder.En effet, sur ce sapin, clignotent de petites ampoules colorées. M. Johnson vit dans le premier quartier de New York éclairé à l'électricité. Il en a profité pour inventer la guirlande lumineuse.Un génial coup de publicitéSi Edward Hibberd Johnson a revêtu son sapin de cette parure électrique, ce n'est pas simplement pour la joie des badauds. C'est surtout par sens des affaires.Il est en effet l'associé de Thomas Edison. Entre autres inventions, le célèbre savant a mis au point les ampoules à incandescence qui, jusqu'à leur remplacement progressif par les ampoules led, ont éclairé les intérieurs du monde entier.Avec Edison, Johnson dirige la société qui doit commercialiser cette ampoule. En illuminant son sapin avec une guirlande lumineuse, il en fait donc la promotion. Et, de fait, c'est une opération publicitaire très réussie.En 1895, le président des États-Unis adopte l'éclairage électrique pour le grand arbre de Noël de la Maison-Blanche. Dès lors, tout le monde veut sa guirlande lumineuse. Et, depuis, le succès de cette décoration de Noël ne s'est pas démenti.En effet, les Américains en achètent 150 millions chaque année, ce qui, durant le mois de décembre, représente pas moins de 6 % de la consommation électrique du pays.

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  • Un rover chinois du nom de "Yutu 2" s'est posé sur la face cachée de la Lune en janvier 2019. Le robot a transmis à la Terre d'intéressantes observations et repéré un objet insolite.Un mystérieux cubeLe rover évolue toujours dans l'immense cratère von Karman. Il a déjà fait de curieuses découvertes. Du moins c'est ce qu'on pouvait croire. En effet, le robot avait repéré une pierre dont la forme allongée avait éveillé la curiosité des scientifiques.Elle n'était en fait que le résultat de l'impact d'une météorite. Cette fois, c'est un autre objet qui a attiré l'attention du rover. Sur l'image qu'il en a donnée, il affecte une forme parfaitement carrée.L'objet apparaît à l'horizon Nord, à environ 80 mètres de distance. Les scientifiques ont bien l'intention de savoir de quoi il retourne. Aussi "Yutu 2" devrait-il se diriger vers le mystérieux cube. Pour y parvenir, il lui faudra environ deux à trois jours lunaires, qui correspondent à autant de mois terrestres.Encore un impact de météorite ?Ce surprenant objet cubique intrigue les astronomes. La preuve, les scientifiques du programme spatial chinois l'ont surnommé la "maison mystère". Il est cependant peu probable qu'il puisse s'apparenter à l'étrange monolithe noir qui apparaît dans le film "2001, l'odyssée de l'espace".Plus prosaïquement, il se peut, compte tenu de la petite taille de l'image, qu'il s'agisse d'une simple illusion d'optique.Pour leur part, les scientifiques pensent que cet objet serait, lui aussi, lié à à l'écrasement d'une météorite sur le sol lunaire. Il aurait été, en quelque sorte, délogé par la violence du choc.Une telle hypothèse intéresse d'ailleurs les chercheurs. Si elle était exacte, il s'agirait alors d'un impact récent. Et cet événement en apprendrait davantage sur la formation de la Lune.Pour en avoir le cœur net, il faudra attendre que le rover arrive à bon port. Or il doit progresser avec prudence, pour éviter les embûches d'un chemin qui pourrait être coupé de nombreux cratères. Et n'oublions pas que "Yutu 2" ne peut avancer qu'à condition de capter la lumière solaire.

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  • Rendez-vous le lundi 3 janvier ! D'ici là je vous invite à découvrir tous les podcasts Choses à Savoir sur www.chosesasavoir.com

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  • Connu surtout en Iran, le "mariage temporaire" ou "sigheh", permet de contourner l'interdit pesant sur les relations extraconjugales. Cette pratique, qui remonte à la période préislamique, saperait, selon les responsables iraniens, l'institution familiale.Un type de mariage particulierLe mariage temporaire était pratiqué en Arabie avant l'arrivée de l'Islam. Il aurait été toléré par Mahomet, avant d'être proscrit par le calife Omar ibn al-Khattâb, qui règne de 634 à 644. Certaines traditions attribuent cette interdiction à Mahomet lui-même.Ce mariage temporaire se conclut pour une durée déterminée, qui peut aller d'une heure à 99 ans. Un accord oral entre les deux parties prenantes est suffisant, bien que la confirmation du "sigheh" par un dignitaire religieux soit souvent recherchée.Un homme peut conclure plusieurs mariages temporaires, ce qui n'est pas le cas de la femme. Par ailleurs, l'enfant né d'un tel mariage a les mêmes droits que celui né d'une union traditionnelle.En Iran, ce type de mariage est prévu par le code civil. S'il est, en effet, généralement reconnu dans les pays pratiquant le chiisme, comme l'Iran, il est en principe dénoncé par l'Islam sunnite.Une couverture de la prostitutionL'une des principales critiques adressées à ce qu'on appelle aussi le "mariage de plaisir" est qu'il permettrait en quelque sorte d'avaliser le recours à la prostitution. Ou du moins de lui fournir une couverture religieuse.Il représenterait ainsi une solution, et une précaution indispensable, pour les hommes fréquentant des prostituées. Les religieux approuvant cette pratique rappellent tout de même qu'une prostituée se mariant temporairement doit manifester son repentir. Quant à son client, il n'en est pas fait mention.Cet état de fait inquiète d'autant plus les autorités iraniennes que, d'après elles, la prostitution tend à se banaliser en Iran et que les prostituées sont de plus en plus jeunes.Le "sigheh" permettrait aussi de contourner le tabou des relations sexuelles hors mariage. Sa pratique s'inscrirait alors dans la rapide évolution des mœurs qui caractérise le pays.En effet, une récente enquête révèle que les trois quarts des lycéens interrogés auraient déjà eu des relations sexuelles.

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  • Voilà plusieurs décennies que les femmes désireuses de prendre un bain de soleil s'étendent sur le sable en "bikini". Mais d'où vient au juste le nom de ce maillot de bain, qui n'a pas d'ailleurs pas été accepté d'emblée ?


    Le nom d'un atoll du Pacifique


    Le mot "bikini" vient de l'atoll du même nom, qui fait partie des îles Marshall. Mais pourquoi l'inventeur de ce maillot de bain l'a-t-il baptisé du nom de cette petite île du Pacifique ?


    Au départ, rien ne prédisposait Louis Réard à concevoir des tenues de plage pour les dames. En effet, cet ingénieur avait commencé sa carrière dans l'automobile. Mais voilà qu'un jour il décide de reprendre le magasin de lingerie légué par sa mère.


    Et, pour nommer sa création, un maillot deux pièces un peu minimaliste, surtout pour l'époque, il décide d'exploiter l'actualité. Or, en cette année 1946, l'un des événements les plus sensationnels est la série d'essais nucléaires auxquels procèdent les Américains dans l'atoll de Bikini.


    Voilà une publicité toute trouvée pour notre créateur de maillot de bain. Profitant de la large couverture médiatique de l'événement, il invente un slogan qui fera mouche :" Le bikini, la première bombe anatomique". Il fallait y penser !


    Un maillot qui provoque d'abord le scandale


    Le bikini choquera d'abord les sociétés un peu prudes de cette fin des années 1940. Un costume de bain utilisant aussi peu de tissu, et laissant même voir le nombril, ne pouvait que susciter l'indignation des gens bien pensants.


    Certains pays l'interdisent même sur leurs plages. Et, dans un premier temps, les mannequins refusent de le porter. Mais, dans les années 1950, les choses vont changer peu à peu.


    C'est l'époque des starlettes, qui défient la morale en portant ce maillot réprouvé par la société. En 1953, une certaine Brigitte Bardot, à l'orée de sa carrière, s'exhibe sur une plage cannoise dans un bikini fleuri.


    Dès lors, ce maillot de bain, symbole d'une certaine libération sexuelle, remporte un succès qui ne se démentira plus. Il fut d'ailleurs décliné en plusieurs versions, dont le monokini, maillot une pièce.


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  • Pour redorer son image et augmenter ses ventes, la marque américaine de cigarettes Marlboro imagine une campagne de publicité centrée sur le "marlboro man", un viril cowboy. Mais, ironie du sort, de nombreux acteurs ayant incarné ce rôle sont décédés des suites d'une maladie liée au tabac.


    Le cowboy à la rescousse des cigarettes Marlboro


    Stetson sur la tête et blouson en jean, un cowboy au visage buriné s'accoude sur la selle de son cheval. Il tient une cigarette à la main. Cette image, et quelques autres, ont fait la fortune de Marlboro.


    Grâce à cette campagne de publicité, ses ventes auraient progressé de 5000 % en seulement huit mois ! Elle a été imaginée dans les années 1950, pour redorer le blason d'une marque dont les cigarettes auraient été associées, dans l'esprit des Américains, à une image trop "féminine".


    Quoi de mieux, dès lors, que de faire incarner ce fumeur de cigarettes par le héros le plus emblématique de la mythologie de l'ouest américain, le cowboy, aperçu dans tant de westerns ?


    Un destin tragique


    Marlboro recruta des acteurs, des mannequins ou des cavaliers de rodéo pour tenir le rôle du cowboy fumeur. Or, il se trouve que plusieurs d'entre eux sont morts des suites d'une affection liée au tabac.


    En effet, il ne s'agissait pas seulement d'un rôle de composition pour eux; c'étaient aussi des fumeurs dans la vie. Ainsi, l'acteur Eric Lawson, apparu dans les fameuses publicités et fumeur depuis l'adolescence, décède d'une maladie respiratoire aggravée par l'usage du tabac.


    Deux autres cowboys Marlboro, David McLean et Wayne McLaren, meurent d'un cancer du poumon. Ce sont d'ailleurs des fumeurs repentis, car, après avoir assuré la promotion des cigarettes Marlboro, ils se sont engagés par la suite, à des titres divers, dans un combat contre le tabac.


    De son côté, Eric Lawson s'est moqué de son image de cowboy viril, la cigarette à la bouche. Quant à la femme de David McLean, elle a accusé la firme Philip Morris, propriétaire de la marque Marlboro, d'avoir sciemment caché à ses clients la nature addictive de la nicotine.


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